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March 22 Vivement le printempsIci on n’en finit pas de l’attendre. Il fait indéfiniment gris et froid. Tout le monde en a assez. Les signes avant coureurs du printemps sont rares : les pelouses commencent à peine à reverdir, seuls quelques tapis de crocus parme et jaunes parfois les égaillent. Et le bonheur qu’on ressent à les contempler est à la mesure de notre manque. De temps en temps, quelques cris d’oiseaux nous font lever la tête et on aperçoit les grands V des vols d’oies sauvages sur fond de ciel nuageux. On se dit alors que cela ne trompe pas, il vient, le printemps. Cette semaine, nous avons quand même eu 3 jours de beau temps : beau soleil, lumière encore bien pâle mais vent glacial. Tout de suite, l’énergie revient. C’est vraiment la lumière qui nous fait défaut. Il faut voir comment chacun cherche l’endroit abrité où il va pouvoir offrir son visage au soleil. Certains même en dépit du froid, s’installent en terrasse pour siroter leur café au lait. Et on retrouve l’envie de marcher : il y a de l’espace, la lumière est belle. Sinon on se console en allant au spectacle. Et du décoiffant de préférence. Ainsi, nous sommes allés écouter le requiem de Mozart au Radialsystem dans une mise en scène le sortant complètement de son contexte religieux. Dans un décor de salle de concert à l’abandon au centre de laquelle un amoncellement de chaises, les musiciens en nombre réduit étaient aussi entre les différentes parties du requiem, les acteurs d’un mime grotesque mettant en scène l’amour, l’angoisse, la jalousie, le désespoir. La musique et le chant merveilleusement interprétés y trouvaient une force renouvelée. Nous nous sommes osés à aller voir le Hamlet mis en scène par Ostermeier qui avait présenté la pièce en 2008 au festival d’Avignon. Nous avions espéré des sur titres en français. Las, nous avons dû nous débrouiller en Allemand sans en avoir révisé (oh ! erreur) l’histoire avant. La tache n’était pas facilitée : seulement 8 acteurs jouant chacun 2 personnages sans changer forcément de costume. Malgré tout, nous ne sommes pas ennuyé un instant. La mise en scène expressionniste à l’excès, dans un décor minimal mais sophistiqué (plateau de terre meuble sur lequel avance et recule une table de banquet et un rideau de perles), présentant un Hamlet submergé par la folie suffisait au spectacle, même si au bout du compte, elle ne nous aurait peut-être pas tout à fait convaincu si nous avions saisi tout le discours. C’était tout de même des performances d’acteurs incroyables. Rien de tel non plus pour vous remonter le moral à la fin d’un dimanche pluvieux que d’aller écouter un concert de musique jazzy aux consonances balkaniques du Dusa Orchestra à la Spiegelsaal du Clärchensballhaus. L’endroit comme d’habitude éclairé aux bougies a toujours un charme incomparable. Jusqu’au jour où il fera l’objet d’une rénovation et malheureusement comme dans beaucoup d’autres endroits de Berlin que nous avons connu avant et après, le charme sera rompu. Triste dilemme. March 08 Neues Museum ou nouveau muséeIl ne s’agit pas d’un nouveau musée. C’est le musée de l’île aux musées qui a été construit le dernier dans la deuxième moitié du 19ème siècle d’où son nom. Très détruit pendant la 2ème guerre mondiale, il avait été laissé à l’état de ruine sur laquelle la végétation et les intempéries avaient continué leur travail de sape du temps de la RDA. Après un très long travail de rénovation (concours d’architecture en 1997 et début des travaux en 2003), il était ce week-end pour la première fois ouvert au public avant réinstallation des collections égyptiennes et antiques. Cette ouverture gratuite au public berlinois a eu un franc succès. Arrivés tôt ce dimanche matin, la queue était déjà longue. Les queues aux expositions à Berlin sont un phénomène suffisamment rare pour être souligné. Les berlinois sont très friands de ces manifestations gratuites concernant leur patrimoine culturel. L’affluence avait été identique pour le Bode Museum deux ans plus tôt. Le parti pris pour la rénovation avait été très controversé. Confiée à un architecte anglais qui a choisi de marier des éléments d’architecture moderne pour toutes les reconstructions structurelles nécessaires à une restauration des salles encore existantes laissant apparentes toutes les traces des dommages de la guerre. C’est très réussi et permettra sûrement une meilleure mise en valeur des collections antiques que le décor complet très chargé du 19ème siècle que nous avons pu voir sur des photos. L’atmosphère était sympathique avec plein de familles avec de très jeunes enfants qui pouvaient profiter de la vacuité des salles pour courir et se rouler par terre. Quelques esprits chagrins distribuaient à l’entrée et la sortie des prospectus pour faire part de leur regret que le bâtiment n’ait pas été reconstruit à l’identique de sa conception initiale. Ce sont ces mêmes gens qui veulent la reconstruction du palais impérial à l’identique. Conservatisme assez consternant. journée internationale de la femmeUn article dans le petit journal de Berlin sur la place de femmes dans la société allemande m’a donné envie d’écrire ces quelques mots. La sans doute jeune auteur de l’article s’y plaignait avec humour d’avoir l’impression d’être devenue transparente : pas de regard appuyé, pas de sourire, pas de sifflement. Aurait-elle perdu tout pouvoir de séduction ? La faute en est attribuée au « terrorisme » des féministes allemandes sous la houlette d’Alice Schwartzer, directrice du magazine Emma que j’avais vu à l’institut français à l’occasion d’un hommage à Simone de Beauvoir en 2008. L’absence de séduction, je l’ai bien remarquée mais en ce me concerne l’avait plutôt attribué à mon âge de plus en plus canonique. Me voilà rassurée. Mais bien des choses m’ont frappé qui montrent une relation particulière entre les sexes en Allemagne. Par exemple, l’existence dans les parkings et les aires d’autoroutes de places réservées aux femmes. Je trouve ça plutôt insultant. Il y a,parait-il, aussi des hôtels pour femmes. L’an dernier je suis partie au Maroc avec un groupe d’allemandes et d’autrichiennes, un seul homme, le mari d’une des participantes, à cela, rien de bien étonnant. En France aussi, dans les voyages et stages de loisirs organisés, on trouve très souvent une majorité de participantes. Mais étonnement, notre organisatrice proposait pour l’été des stages explicitement réservés aux femmes. Je n’avais jamais vu ça en France. Il y a ici une espèce de connivence reconnue entretenue et sans complexe entre les femmes contre les hommes. Entre soi, on est tranquille. Dans son livre, « le bonheur allemand », dans un chapitre Frauenfrühstück berlinois, Pascale Hugues évoque elle aussi cette société féminine exclusive des hommes revendiquée par les femmes qui par ailleurs sont confinées à la maison dès lors qu’elles ont des enfants. Les choses évoluent mais le modèle est encore bien là. Autre pays, autre place de la femme. Je rentre de 2 semaines au Mali. Trop court pour donner autre chose que des impressions. Sociétés des hommes et des femmes apparemment assez séparées mais des femmes belles, hautes en couleurs, dures au travail et dures en affaires : artisanes, commerçantes, institutrices, directrice d’écoles ou d’instituts, elles m’ont fait toutes forte impression. Fondamentalement différent de la situation des femmes maghrébines February 03 Pro Reli?Après un mois en France pour les fêtes, voilà 15 petits jours à Berlin qui ont filés comme l'éclair.
Le temps de suivre un débat, un peu surréaliste pour nous français, sur l'introduction d'un choix à l'école entre les cours d'éthique et les cours de religion. A Berlin contrairement à beaucoup d'autres Lander, l'enseignement religieux n'est pas obligatoire à l'école. Mais depuis 2006, à la suite d'un crime d'honneur dans le milieu turc, des cours d'éthique obligatoires ont été introduits à partir de l'équivalent de la 5ème pour contribuer à inculquer des valeurs communes aux enfants de cette ville multi-cuturelle. Arguant du fait que cette introduction a fait baisser le taux de participation aux cours de catéchisme, les épiscopats prostestant et catholique ont lancé une pétition pour demander d'introduire un choix pour les élèves entre des cours obligatoires de catéchisme catholique, protestant, musulman ou juif et le cours d'éthique. En arrière fond, réside aussi l'idée de mettre sous contrôle de la ville l'enseignement de la religion musulmane puisqu'elle se ferait au sein de l'école publique. Ces 2 arguments nous semblent tout aussi spécieux. La solution de l'enseignement de l'éthique pour tous est encore trop nouvelle pour être remise en cause et me semble plus garante d'un apprentissage du respect mutuel.
Sur la forme, voici la troisième fois depuis 1 an qu'une forme particulière de démocratie s'exerce. Un groupe de citoyens ou des groupes institutionnellemment reconnus font circuler une pétition pour demander d'examiner ou de réexaminer une décision politique. Si le nombre de signatures est suffisant , le sénat du Land est tenu d'organiser un référendum d'initiative locale sur le sujet . Et si plus de 25% des électeurs inscrits vont voter et qu'une majorité d'entre eux se déclarent favorable à la modification demandée, le sénat est obligé de statuer. Ainsi, il y a eu une consultation sur la fermeture de l'aéroport de Tempelhof, une autre sur le réaménagement des bords de la Spree et maintenant ce débat sur l'enseignement des religions. Concernant les 2 premières le taux de participation a été insuffisant. Malheureusement, ce nouveau sujet a l'air d'enflammer les opinions et les sondages prédisent une victoire des "pro Reli". Néanmoins, c'est interessant de voir fonctionner d'autres formes de démocratie, surtout quand cela concerne la vie locale.
Par ailleurs, nous avons pris le temps aussi d'aller voir un ballet de Forsysthe, "Decreation" assez violent et perturbant et un concert de Jazz manouche dans notre salle fétiche du Clärchenballhaus.
Le premier dimanche, nous sommes allés voir la "Grüne Woche" au Parc des expositions Berlinois. C'est en quelque sorte le salon de l'agriculture. c'était pour nous l'occasion d'aller voir ces batiments construits dans les années 30 dans le style architectural nazi et aussi de tater l'ambiance d'une telle manifestation. Je ne connais pas, je l'avoue, le salon de l'agriculture à Paris mais j'imagine que c'est très différent . Ici, ce n'était finalement qu'une grande foire de bouffe avec quelques orchestres de musiques locales très folkloriques.
Et puis dimanche, n'ayant pas été à Berlin par les grands froids de début janvier, quelle ne fut pas notre surprise de trouver les lacs et les chemins gélés quand nous sommes partis nous promenerà Grunewald. Le temps était à la neige, une petite neige fine et sèche qui ne tombait que par intermittence. Le paysage de ces lacs gelés où quelques patineurs évoluaient et de la forêt dénudée juste légèrement saupoudrée de neige aux couleurs sépia nous a transporté dans l'atmosphère des tableaux d'hiver de Brueghel. Les chemins étaient tellement gelés que malgré une marche précautionneuse, j'ai réussi à me retrouver les 4 fers en l'air.
Mais après demain, ce sera fini pour moi. je serai au Mali. j'ai de la peine à imaginer. December 24 chronique du deuxième semestre 2008 finQuelques escapades dans le Brandebourg A tout cela, ajoutez quelques ballades dans le Brandebourg : à Neuruppin ville de garnison du 18ème siècle au bord du lac du même nom avec ses grandes places carrées, ville natale de Theodore Fontane ; à Doberlug-Kirchhaim, petite ville endormie avec son petit château renaissance et un son monastère cistercien, et dans les environs Hennersdorf village natal d’Evelyn avec cueillette de magnifiques ceps dans la forêt et à quelques kilomètres la poterie d’Andre von Martens. www.bodenvasen.de Au Marché de Noël campagnard à Klessen au nord-ouest de Berlin : Sanglier grillé au programme dans un froid glacial mais plus étonnant encore quelques escadrons de cygnes sauvages et de grues en migration dans les champs. Mais les quelques photos de l’album vous en diront plus. Mon activité de potière Quelques marchés : Mutter Fourage en octobre après l’avoir fait une première fois en mai et Nikolausmarkt le 6 décembre, petit marché de quartier fort sympathique Après des cours de tournage, me voilà lancée dans 2 courts ateliers collectifs, un pour adultes à l’atelier et un pour enfants dans une école bilingue. Des expériences enrichissantes que je renouvellerai.
Ces quelques billets dérogent un peu à l’esprit habituel de mon blog, cherchant à donner quelques nouvelles et les différentes facettes de ma vie berlinoise. Je m’en excuse auprès de mes lecteurs que ma vie personnelle n’intéresse pas. Mais j’espère qu’elle satisfera la curiosité de ma famille et de mes amis bien qu'elles soient un peu elliptiques. Je vous souhaite à tous une bonne fête de Noël et une bonne glissade dans l’année 2009 qui s’annonce vraisemblablement difficile sur notre planète. Je vous dis à l’année prochaine. chronique suite 6Un mois de novembre très culturel Voilà bien une différence fondamentale entre notre vie berlinoise et notre vie parisienne antérieure. Nous sortons beaucoup plus souvent car spectacles et expositions sont beaucoup plus accessibles à tout point de vue. : plus facile de trouver des places, presque jamais de queues aux expositions, tarifs plus abordables sans parler des concerts gratuits ici ou là comme les Lunchkonzert de la philharmonie tous les mardis, les concerts du Clärchenballhaus ou encore ceux de l’Akademie der Kunst . Ce n’est pas non plus un problème pour s’y rendre : en voiture pas ou peu d’embouteillage et parking relativement facile ; en transport en commun, des trains fréquents et jamais bondés. Notre seul regret, ne pas maîtriser l’Allemand pour aller au théâtre ou même au cinéma sans être frustré de ne comprendre qu’à moitié. Mais restent les concerts, la danse, les musées et les expositions. A signaler parmi ce que nous avons vu ou entendu : - Le trio de jazz israélien Avishai Cohen trio dans le cadre du festival de jazz de Berlin - Jagden und Formen , un spectacle de dans de Sasha Walz sur une musique de Wolfgang Rihm danse et musique toutes 2 très surprenantes - Sutra, danse d’un groupe de moines guerriers de Shaolin sur une chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui. Mais aussi, une expédition nocturne dans une partie lointaine de l’est de Berlin saupoudrée de neige ce soir là pour aller écouter une chanteuse belge que nous avions rencontrée au festival Brassens. C’était dans une maison de la culture de quartier, en petit comité (une vingtaine de spectateurs), au mur une exposition de peintures d’un artiste berlinois qui nous ont bien plu. Au chapitre des expositions à signaler : - Au musée historique Allemand, Arthur Szyk(prononcez sic) , un artiste polonais ayant immigré avant la guerre aux Etats-Unis qui peignait dans le style des enluminures et fut un caricaturiste extrêmement documenté et acéré contre le régime nazi puis contre le maccarthisme et la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Une découverte. - Diverses expositions de photos dans le cadre du mois européen de la photo : les portraits – de gens célèbres mais aussi de gens ordinaires du fond de l’Amérique profonde- d’Avedon (réalisés pour la plupart sur fond uni donc sans éléments de contexte, ils ont une très grande présence); les clichés des reportages à travers le monde de l’allemand Lebeck; le Berlin de la fin des années 50 de Gisèle Freund et d’autres photographes qui montre qu’à l’époque les différences entre Est et Ouest de Berlin n’étaient pas si grandes ; Peter Neusser flou sur architecture parmi d’autres dans les anciens garages de la BVG, toujours et encore cette architecture industrielle du Berlin du début du 20ème siècle. December 20 chronique suite 5Septembre 2008 Festival Georges Brassens Saviez vous que Georges Brassens dut faire, en 1943, quelques mois de STO en Allemagne, à Barsdorf dans la Banlieue de Berlin. Là, il écrivit, parait-il, ses premières chansons. Depuis quelques années, une association des amis de Georges Brassens y organise chaque année un festival. C’est ainsi que nous sommes allés à un concert tout à fait inattendu à Barsdorf. Il se tenait dans les hangars transformés en musée du chemin de fer à vapeur où sont entreposés de vieux wagons délabrés et des locomotives à vapeur rutilantes entretenus par des anciens cheminots passionnés. A l’entrée du hangar, une roulante conservait au chaud l’incontournable soupe aux pois et la buvette proposait bière et assiettes de fromages. Ce n’était pas de trop car l’atmosphère était plutôt frisquette en cette fin de septembre. La scène était installée devant la locomotive « Karl Marx » toute noire avec ses bielles et pistons peints en rouge. Juste avant le début du spectacle, une vieille motrice tirant 2, 3 wagons entra en fanfare directement dans le hangar pour déverser un lot de spectateurs qu’elle était allée chercher à Berlin et avait transportée en musique, quelques uns des interprètes étant du voyage. Dans une ambiance un peu « fête de l’Huma » des années soixante dix, nous avons pu écouter des chansons en français et en allemand de Brassens mais aussi de Ferré, Ferrat, Brel et des compositions des interprètes français et allemands en compagnie d’un public d’aficionados allemands. Monsieur le maire de Barsdorf a même chanté, de manière tout à fait convaincante, en duo une chanson de Brassens en allemand. Ce fut une très bonne soirée. Tempelhof A Berlin, il y avait 3 aéroports : Tempelhof, Tegel et Schönefeld. Depuis le 31 octobre, il n’y en a plus que 2. Tempelhof le plus ancien et le plus chargé d’histoire, en plein centre de la ville a fermé. Hitler y avait fait construire des bâtiments pharaoniques qui en font encore aujourd’hui l’un des plus grands du monde en terme de surface construite. Les Alliés s’étaient bien gardés de le bombarder pour pouvoir l’utiliser après leur victoire. C’est là que fut organisé le pont aérien pendant le blocus de Berlin par les soviétiques de juin 1948 à Mai 1949 avec jusqu’à un atterrissage toutes les minutes. C’est après des débats sans fin que la décision de fermeture a été prise par le sénat de Berlin. Au cours de l’année 2008, un référendum populaire a été même organisé pour essayer de le faire revenir sur cette décision. Et pendant plusieurs mois des batailles d’affiches, CDU contre SPD, ont eu lieu dans les rues. Le résultat du vote n’a pas permis cette remise en cause mais a confirmé la fracture toujours présente entre Berlin Est et Berlin Ouest. L’Est a voté pour la fermeture et l’Ouest pour le maintien. C’était aussi une opposition entre quartiers riches et quartiers pauvres. Cet aéroport n’était plus utilisé que par les petits avions d’affaires. Nous sommes donc allés le visiter avant qu’il ne soit trop tard. Ce qui fut le plus étonnant fut de voir que ce bâtiment si imposant de l’extérieur n’était en partie qu’une coquille vide. Le hall d’entrée, des escaliers sont restés à leur état de gros œuvre, la guerre état venu interrompre tous ces rêves de grandeur dont certains des plus fous comme les gradins pour les grandes parades sur le toit ou le restaurant panoramique et sa salle de bal au dernier étage . Nous avons aussi enfilé des couloirs de 300 mètres de long. Mais dans un même temps , dès l’origine du projet de construction, des abris anti-aériens avaient été prévus et construits dans les sous sols de l’aéroport, anticipant les projets guerriers d’Hitler. Enfin, comme en plein roman d’espionnage et alimentant toutes sortes de mythes, se trouvait un blockhaus caché dont on ne saura jamais quelles archives secrètes il protégeait puisqu’il avait été conçu pour exploser quand il serait violé. Ce qui n’a pas manqué d’arriver et on ne voit plus que des salles en ruine et noircies par l’incendie. Après la guerre et jusqu’à la réunification de l’Allemagne, l’aéroport hébergeait l’administration militaire américaine. Il était depuis retourné à sa vocation première d’aéroport. Maintenant se pose la question de la réutilisation de ces bâtiments immenses et de ce grand poumon vert que sont les pistes d’atterrissages. Nous sommes allés y écouter un concert de musique contemporaine joué par la philharmonie de Berlin dans un hangar. |
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